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Les 7 cols de la vallée de l'Ubaye - 2000
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Toutes les images qui illustrent ce voyage et quelques autres sont en grand format dans les galeries
Le Belge s’en est sorti avec une bonne commotion… C’est promis je serai prudent. Je rentre vers midi au camping où je retrouve mon épouse pour le déjeuner, j’ai des fourmis dans les jambes, il faut que j’en fasse un second… c’est le col de Vars que je choisis. Après une longue et pas très drôle route d’approche le col commence vraiment. C’est dur, j’en ai peut-être un peu trop fait mais qu’importe je peux y arriver. Alors que les efforts dans le dernier km deviennent quasi insupportables des touristes japonais me proposent de m’emmener en voiture, ça va pas non, j’y arriverai seul… et peut être par orgueil je retrouve de bonnes jambes jusqu’au sommet. Le lendemain,
c’est sur le col d’Allos que se porte mon choix pour une ascension dont
la difficulté principale consiste à tuer les taons avant
qu’il ne réussissent à me piquer, jeu auquel je perds
le plus souvent, arrivé au sommet je totalise plus de 30 piqûres…
Mon épouse me rejoint en voiture et j’effectue la descente devant
elle sur l’autre versant pour continuer ensuite une balade motorisée
vers le lac d’Allos. Il se met à pleuvoir et je ne regrette pas
pour une fois de me trouver dans un habitacle hermétique. Le
col que j’attaque le troisième jour est un des deux plus pénibles
de la vallée de l’Ubaye, celui de Larche. Après quelques jours en Italie nous revenons à Barcelonnette, il me reste trois cols à faire pour avoir fait tous les cols routiers de l’Ubaye. La Bonette me fait peur, je décide de commencer donc par le col de Pontis. La pente y est fort raide par rapport aux autres cols du coin (environ 10% sur 5 km) mais je grimpe sans trop de problèmes. Je ferai d’ailleurs les 500 derniers mètres à bloc encouragé par deux familles en voiture qui sont là en repérage avant une ascension cycliste prévue le lendemain. Le col de Pontis est un col parfaitement inutile, une route moderne et presque plate permet de l’éviter mais les vues sur le lac artificiel de Serre-Ponçon valent vraiment la peine. En redescendant, je décide de ne pas m’arrêter là et de grimper le col de St Jean, la route est du type de celle du col de Larche, le trafic aussi, je ne m’amuse donc pas outre mesure. Au sommet, je prend le temps de regarder les parapentes qui évoluent au dessus de moi, je les admire, il parviennent à profiter des courants ascendants et à garder la même altitude parfois pendant plusieurs heures. Le
lendemain, c’est le grand jour, un peu stressé j’attaque le col
de la Bonette, c’est la plus haute route d’Europe, 2802m d’altitude.
Le soir je totalise 125 km et un peu plus de 3000 m de dénivelée, je suis mort. Incapable d’allumer un barbecue pour le dîner nous allons manger dans un petit resto sous le fallacieux prétexte de fêter ça. De ce séjour à Barcelonnette, je ramène d’excellents souvenirs et mon premier brevet cyclotouriste, celui des 7 cols de l’Ubaye. C’est promis, je retournerai en montagne à vélo, c’est comme ça qu’elle est la plus belle.
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