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Pays-Bas - 2001
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Toutes les images qui illustrent ce voyage et quelques autres sont en grand format dans les galeries
Le troisième
jour je prends la route vers le nord avec un vent léger mais
favorable, mon genou droit me fait un peu souffrir, j ‘ai trop
marché, il faut que je roule. La Hollande est le pays du vélo
certes mais ce n’est pas celui du cyclotourisme… Il y a des pistes cyclables
en bon état mais elles longent les grands routes, ce sont des
pistes utilitaires, pas les plus agréables que je connaisse,
mais elles sont meilleures qu’en Belgique quand même. Le lendemain, je continue vers le nord par l’Afsluitdijk (digue de fermeture), c’est une énorme digue de 30 km de long qui protège le pays de la mer, les Hollandais y ont construit une autoroute et une piste cyclable. Je vous jure que rouler à vélo pendant 30 km le long d’une autoroute cela casse la tête, heureusement j’ai mon Walkman sur les oreilles et je roule le nez dans le guidon face à un vent léger. Le soir je suis un peu frustré, cela fait deux jours que je longe la mer et je ne l’ai pas encore vue ou presque, il y a toujours une digue entre elle et moi. Les terres hollandaises sont en grande partie des polders (terres gagnées sur la mer) en dessous du niveau de la mer, elles sont donc toujours protégées par des digues qui bouchent le paysage. Le soir, je vais donc m’installer au sommet de la digue pour observer le coucher de soleil, l’horizon est bien net et j’observe un superbe rayon vert et je me couche tard.
Le lendemain, le vent est devenu très fort et souffle toujours de face, je suis obligé de rouler avec le 34 ´ 20 (à plat bien sûr) et je tiens difficilement les 12 km/h de moyenne. Je décide de m’arrêter et d’attendre un autre vélo, peut être qu’à deux en se relayant on va pouvoir avancer. Après une heure d’attente, toujours rien dans le bon sens, par contre dans le sens inverse, il y a beaucoup de monde. Je repars bien décidé à m’arrêter à la première gare et là je comprends… Dans un sens, avec le vent, les autochtones roulent à vélo, dans l’autre, contre le vent, il prennent le train. C’était donc si simple… J’en ai marre demain je reprends le train, vers le sud et je rentre… Le bilan de ce voyage n’est pas terrible, je ne me suis pas vraiment amusé sur le vélo, j’ai parcouru seulement 450 km et je suis fatigué… Les seules côtes rencontrées dans ce pays sont celles qui permettent de monter sur les ponts, triste pays plat… Je ne suis certain que d’une chose, c’est la dernière fois que je voyage au pays du vélo… Toutes
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